Banlieues Respect est une fédération d'organisation associatives provenant de quartiers situées dans les zones urbaines sensibles.
Collectif non subventionné depuis sa création en 2005.

Archive pour la catégorie ‘Presse’

L’Express: Dans les banlieues, le chômage au sommet n’aide pas le « vivre ensemble »

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Presse du 20 janvier 2015

 

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Depuis dix ans, les chiffres alarmants du taux de chômage dans les quartiers prioritaires s’accumulent sans que rien ne change. L’absence de perspectives nourrit les frustrations et le repli sur soi.

Tous les dix jours, Gilles Leproust ouvre les portes de sa permanence à ses administrés. A Allonnes, ville de 11 000 habitants en périphérie du Mans, le maire y voit débouler les privés d’emploi.

« Ils viennent nous dire leur colère. Beaucoup sont dos au mur », raconte-t-il. Dans cette commune marquée par les grands ensembles bâtis dans les années 60, le chômage atteint 21%. Chez les jeunes des quartiers populaires, « il peut grimper à 35%, pointe Gilles Leproust. Beaucoup ont des parcours scolaires chaotiques, de décrochage. » L’élu, secrétaire général de l’association Ville et Banlieue, ne cache pas son impuissance: « Je n’ai pas de baguette magique. Quand ils sortent de mon bureau, ils sont toujours chez Pôle emploi. »

Voilà des années que s’accumulent les chiffres alarmants sur l’emploi dans les quartiers populaires. En 2011, un rapport de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus) alertait sur une hausse continue du chômage depuis 2008. Il frôle encore aujourd’hui les 50% quand les quartiers cumulent les handicaps: enclavement géographique, population immigrée peu qualifiée, pauvreté… Et pourtant, rien ne bouge. « On dit qu’il y a urgence depuis notre lancement il y a sept ans », déplore Estelle Barthélémy, directrice générale adjointe de Mozaïk RH, un cabinet de recrutement associatif. « Mais ça n’évolue pas assez vite, poursuit celle qui a grandi à Villiers-le-Bel, théâtre d’affrontements en 2007. C’est un immense gâchis. On continue de bousiller des jeunes, y compris les diplômés. »

Depuis les attentats des 7 et 9 janvier, les regards se tournent pourtant à nouveau vers ces jeunes-là. Ici pour déplorer leur faible mobilisation lors des marches républicaines. Là, pour dénoncer un « apartheid territorial, social, ethnique », comme Manuel Valls, ou appeler à « renforcer le sentiment d’appartenance à la République ». Les acteurs de terrain oscillent, eux, entre fatalisme et inquiétude. « Le chômage n’aide bien sûr pas à développer des politiques du vivre ensemble, soupire Gilles Leproust. La souffrance et la désespérance produisent du repli sur soi. »

« Si de plus en plus de gens se radicalisent, c’est aussi parce qu’ils se retrouvent dans une sorte de marginalité sociale, sans pouvoir trouver leur place », avance aussi Hassan Ben M’Barek, du collectif Banlieues Respects. Le risque est d’autant plus grand chez ceux qui connaissent déjà des parcours erratiques. « Le travail permet d’accéder à un logement, de vivre comme tout le monde, poursuit-il. Comment voulez-vous par exemple qu’un mec qui sorte de prison puisse se réinsérer sans emploi? »

La goutte d’eau des emplois d’avenir

Pourquoi un tel désastre? « La rénovation urbaine a été un échec total en matière d’emploi », lance Hassan Ben M’Barek. La Cour des comptes l’avait pointé dès 2012 dans un rapport sur la politique de la ville. Morceaux choisis: « Dans les zones urbaines sensibles, les résidents connaissent un taux de chômage de plus du double de la moyenne métropolitaine et la situation ne s’est pas améliorée ces dernières années » ; ou « les habitants des quartiers sensibles (…) constituent un exemple emblématique de [la] difficulté à orienter les instruments de la politique de l’emploi vers ceux qui en auraient le plus besoin. » La Cour regrettait aussi « une répartition des agences de Pôle emploi qui ne vise pas les quartiers populaires ». A Clichy-sous-Bois, la ville de Seine-Saint-Denis où avaient éclaté les émeutes de 2005, l’agence n’a ouvert que début 2014.

Les contrats aidés limitent la casse mais ne font pas de miracles. Derniers nés, les emplois d’avenir devaient profiter aux jeunes des zones prioritaires. Mais d’après la dernière étude du ministère du Travail, ils ne représentent que 16% des contrats. « Ca a pu faire baisser le chômage d’un point ou deux, mais une nouvelle promotion de jeunes sortis de formation est déjà arrivée depuis, pointe Gilles Leproust, le maire d’Allonnes. Et la rareté des contrats nourrit les divisions et les jalousies. Pour un que l’on sort du chômage, d’autres se sentent encore plus frustrés. » Evoquée en 2013, la piste d’un quota de jeunes des ZUS dans les emplois d’avenir des grandes entreprises publiques n’a jamais vu le jour.

Le Parisien: Les loueurs de voitures à double commande ont perdu

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Presse du 24 janvier 2014

 Les loueurs de voitures à double commande ont perdu

Ils attaquaient un nouveau texte de loi qui pénalise leur activité. Mais le Conseil d’Etat n’a pas accédé à leur demande.

Cruelle déconvenue pour les loueurs de voitures à double commande. Le Conseil d’Etat, qu’ils avaient saisi la semaine dernière en référé, n’a pas accédé à leur demande de suspendre l’arrêté du 16 juillet 2013 réglementant leur profession.Entré en vigueur le 1er octobre, le texte de loi a pour conséquence de mettre en péril l’économie de ces sociétés, créées pour la plupart par des jeunes entrepreneurs issus des banlieues.

Celles-ci proposent de louer des voitures à double commande, ce qui permet à un accompagnant de former un jeune qui a accompli son apprentissage en auto-école, mais a encore besoin d’heures de conduite. Le tarif est avantageux, entre 20 et 25 € de l’heure. Mais la loi impose maintenant à l’accompagnant de l’apprenti conducteur de suivre une formation payante, qui coûte en moyenne entre 200 et 400 €. Le Conseil d’Etat n’a pas accédé à la requête de l’avocat de l’association Défense permis banlieue, qui demandait une suspension de l’arrêté.

L’ordonnance de la plus haute juridiction administrative conduit les plaignants tout droit dans une impasse. Ils soulignent la baisse constante de leur chiffre d’affaires, leurs clients les abandonnant les uns après les autres. « La loi exige que les accompagnateurs se forment, mais les auto-écoles, saturées, ne peuvent répondre à la demande », déplore Julien Laziou, le cofondateur de la franchise Permis malin

.Depuis quelques mois, avec d’autres confrères, celui-ci multiplie les actions pour sensibiliser les politiques à leur sort. Mardi matin, ils ont une nouvelle fois sollicité Manuel Valls venu au siège de BFMTV à Paris (XVe) pour une interview. Le ministère de l’Intérieur se trouve en effet à l’origine des dispositions qui restreignent l’activité de Permis malin et d’autres enseignes telles que Success permis. Déjà interpellé dans les mêmes conditions et au même endroit le 12 novembre 2013, Manuel Valls avait alors promis aux manifestants de les recevoir.

« Deux mois plus tard, nous n’avons toujours pas de rendez-vous ! » s’impatiente Julien Laziou. Désireux d’éviter tout contact avec la dizaine de gérants présents devant les locaux de BFMTV, Manuel Valls a demandé aux policiers de les éloigner afin qu’ils ne perturbent pas sa sortie devant les caméras et autres appareils photo. L’un de ses conseillers a cependant assuré que le ministre allait rencontrer les représentants de Défense permis banlieue. « Nous espérons le voir au plus tard la semaine prochaine », lâche Julien Laziou, qui souligne que 200 sociétés employant près de 1000 salariés sont en train de disparaître.

« C’est indécent d’entendre M. Valls déclarer sur BFMTV qu’il faut créer des emplois alors qu’il en détruit, en particulier dans les quartiers difficiles », dénonce Hassan Ben M’Barek, du collectif Banlieues respect, qui soutient les loueurs de citadines à double pédalier. La colère monte chez les jeunes chefs d’entreprise qui ne supportent plus l’indifférence des pouvoirs publics. « S’il faut brûler et casser pour se faire entendre, on va s’y mettre », menace l’un d’entre eux.

 

Le Parisien: Les loueurs de voiture à doubles commandes perdent patience

 

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Presse du 8 novembre 2013

Les loueurs de voiture à doubles commandes perdent patience

 

Ils ont manifesté, hier, place Beauvau à Paris (VIIIe) devant le ministère de l’Intérieur pour tenter d’obtenir l’abrogation d’un arrêté qui les pénalise.

Ils ont réussi à semer la pagaille sur la place Beauvau. Au moins pendant plus d’une heure. Hier, les loueurs de voiture à doubles commandes ont une nouvelle fois manifesté, pour réclamer l’annulation d’un arrêté administratif. Après le ministère du Travail, et la Délégation à la Sécurité et à la Circulation Routière, fin octobre, c’est devant l’Intérieur qu’ils ont tenté de converger en fin de matinée : « Tout le monde se renvoie la patate chaude.

A force, nous perdons patience. Nous voulons simplement obtenir un rendez-vous avec quelqu’un », crie Julien, le fondateur de la société Permis Malin, debout sur le toit de sa voiture, courrier dans les mains et bonnet rouge sur la tête. « Des associations du sud-ouest ou de Bretagne nous ont contactés. Nous luttons tous pour la même chose : la défense de nos emplois », se justifie-t-il.
Mais après quelques minutes d’hésitation, le temps de comprendre la situation, les policiers en nombre sur cette place proche de l’Intérieur et de l’Elysée – ont rapidement, et virilement, évacué les manifestants. Une vingtaine d’entre eux a été conduite dans un commissariat du 13e d’où ils ne sont sortis que vers 20 heures.

L’objet de leur colère est un arrêté administratif, entré en vigueur en octobre. Jusqu’alors, un automobiliste, titulaire du papier rose depuis 5 ans, pouvait louer une voiture à doubles commandes et faire conduire un apprenti, si celui-ci avait suivi 20 heures de formation en auto-école et obtenu son code.

Des jeunes de banlieues, d’Antony à Montreuil, en profitent pour monter leur entreprise, comme Julien, cofondateur de Permis Malin à Antony : « Ce système permet aux jeunes de passer le permis moins cher. Et à nous, dans les banlieues, de créer de l’emploi », explique l’un des manifestants.

Sauf que les auto-écoles ne l’entendent pas ainsi. D’après Françoise Damidot, vice-présidente régionale du syndicat CNPA, « Beaucoup de nos moniteurs viennent y donner des cours payés au noir. Or, ces leçons ne sont pas encadrées », assure-t-elle, ajoutant que sans formation, « la conduite d’une voiture double commande est dangereuse ». L’arrêté oblige donc tous les accompagnants, s’ils veulent louer ces véhicules à une formation dans une auto-école. Le prix varie de 250 € à plus de 1000€ selon les établissements.

« C’est la mort de nos entreprises. Louer nos voitures n’a plus aucun intérêt financier pour les clients », craint Karamoko. « Certains d’entre nous ont emprunté 50000 € pour monter ces boîtes. Entre les dettes, le visage grillé et une adresse en banlieue, que voulez-vous qu’ils trouvent comme emploi? », interroge un autre. « Comment Hollande peut-il dire qu’il défend les banlieues, alors qu’il détruit leur emploi? S’ils en viennent aux manières fortes, nous aussi », prévient Hassan Ben M’Barek, porte-parole du collectif Banlieues Respect, lui aussi, violemment interpellé.
Déjà, certains évoquent l’idée de bloquer les centres d’examens : « Et s’il faut manifester tous les jours pour qu’on nous entende, nous serons là. Nous n’avions plus rien à perdre ».

Presse: Le Parisien  » Les loueurs de voitures à double commande manifestent devant le Ministère du Travail »

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Presse du  23 octobre 2013

Les loueurs de voitures à double commande manifestent devant le Ministère du Travail.

 

Le 10 octobre devant le ministère du Travail, aujourd’hui à la Défense, sous les fenêtres de Frédéric Péchenard, le délégué interministériel à la sécurité routière… Rassemblés au sein du collectif Banlieues Respect, les loueurs de voitures à double commande manifestent une nouvelle fois pour demander le retrait d’un arrêté législatif entré en vigueur ce mois-ci.

Jusqu’ici, l’accompagnant d’un apprenti conducteur ne devait justifier que de cinq ans de permis pour pouvoir louer une citadine identique à celle utilisée par les instructeurs professionnels. L’Etat lui impose maintenant de suivre une formation payante qui devrait valoir entre 250 et 300 €. Ce surcoût motivé par les autorités au nom de la sécurité va supprimer l’attractivité de la formule développée par des entreprises telles que Permis Malin.

« Il s’agit ni plus ni moins d’un racket », tranche Patrick. Après avoir aidé son aînée à parfaire ses aptitudes au volant, ce père de famille conseille maintenant son fils Nicolas. Hier après-midi, il l’a supervisé une heure durant dans les rues de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). L’argument sécuritaire ne tient pas la route pour cet habitant du XVIe arrondissement parisien : « Pour pouvoir s’installer dans l’un de ces véhicules, le jeune doit avoir pris au minimum vingt heures de cours en auto-école. » « S’il faut rajouter 250 €, ça signifie la mort du système », complète Nicolas.

Des avis partagés par Faty, venue elle aussi effectuer quelques tours de roue sous l’œil souriant mais vigilant de son frère aîné. « Je paie 22,90 € l’heure chez Permis Malin, explique cette jeune trentenaire domiciliée à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Pour la même durée, mon auto-école réclame 53 €. Passer le permis, ça demande un budget impossible. »

Les enseignes qui prospèrent dans cette activité ont vu le jour en banlieue en 2008. Les jeunes entrepreneurs qui les dirigent se battent pour ne pas disparaître et dénoncent l’action du lobby des auto-écoles. Ces dernières récupéreront les cours visant à préparer les personnes qui prendront place dans les automobiles munies de deux pédaliers.

« Les sociétés comme Permis Malin doivent continuer à exister, car elles proposent une solution complémentaire de l’offre des auto-écoles », assure Christel. Cette Parisienne a réservé vingt heures pour que Sarah, son aînée de 21 ans, gagne en assurance avant de se présenter à l’examen. « Elle a déjà fait quarante heures avec un moniteur, mais ça s’est très mal passé, déplore Christel. Maintenant elle est prête. » Les usagers n’entendent pas voir disparaître un service qui leur donne entière satisfaction. « J’espère que Permis Malin va pouvoir continuer », lâche Christel.

 

lien article: http://www.leparisien.fr/espace-premium/hauts-de-seine-92/les-loueurs-de-voitures-a-double-commande-ont-perdu-24-01-2014-3521595.php

Nouvels obs: Tuerie de toulouse

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Presse du 20 mars 2012 

Nicolas Sarkozy a annoncé le déclenchement du plan vigipirate écarlate en Midi-Pyrénées.

Tuerie de Toulouse : plusieurs milliers de personnes rassemblées à Paris

Un homme a ouvert le feu lundi 19 mars vers 8h15 devant et dans un collège juif de Toulouse, faisant quatre morts et un blessé grave. :

19h : Abderrahmane Dahmane, ancien conseiller « diversité » de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur puis à l’Elysée, limogé en mars 2011, condamne la tuerie et critique en creux l’attitude de l’UMP et du FN.

Le Collectif Banlieues Respect et le Conseil des Démocrates Musulmans estiment que ces actes sont un signal fort envoyé aux politiques et plus particulièrement à ceux, qui depuis des mois, ont joué avec le feu. […].Ces attentats sont la conséquence d’une campagne violente et haineuse à l’égard des minorités religieuses »,

Presse: La Croix « La destruction prévue d’une mosquée à Gennevilliers divise les musulmans »

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Presse du  10 août 2011

Une mosquée sur le site du port de Gennevilliers doit être détruite le 5 septembre pour faire place à une fourrière.

 

Cette décision, qui fait suite à la construction d’une plus grande mosquée sur la commune, est contestée par une partie des fidèles.

Pourquoi la mosquée va-t-elle être détruite ?

Depuis 1981, le conseil général des Hauts-de-Seine avait mis le terrain situé 5-7, route Principale-du-Port, à Gennevilliers, à la disposition de la communauté musulmane, afin qu’elle puisse y établir un lieu de culte.

Lorsqu’en 2002 la mairie de Gennevilliers a décidé de louer un terrain pour l’édification d’une grande mosquée dans le centre de la commune, l’association En Nour (« la lumière »), qui gérait la mosquée du port depuis sa création, s’est engagée à rendre ce premier bâtiment à la fin des travaux du nouveau lieu de culte. Ces travaux ayant pris fin en août 2009, le conseil général a décidé la destruction du bâtiment pour affecter le terrain à une autre utilisation : une fourrière.

Pourquoi la décision est-elle contestée ?
La perspective d’abandon de la mosquée du port a rapidement fait naître des tensions au sein de la communauté musulmane. Le 30 mai dernier, en réponse à une lettre du conseil général des Hauts-de-Seine demandant de libérer les lieux, l’association En Nour a confirmé à son président, Patrick Devedjian (UMP), que les musulmans honoreraient leur engagement « dans les meilleurs délais ».

Mais une autre association musulmane, El Houda, s’est constituée pour défendre le maintien de la première mosquée. Elle accuse En Nour et indirectement son président, Mohammed Benali, de « trahison » envers les musulmans, lui reprochant de n’avoir consulté personne avant d’approuver la demande de quitter les locaux. Présidée par Lahoucine Boucheikha, El Houda organise régulièrement des rassemblements à la mosquée du port depuis le 6 mai dernier pour mobiliser les fidèles contre la destruction de la mosquée.

Mais l’association poursuit aussi un objectif plus large : elle souhaite interpeller l’opinion publique face à ce qu’elle considère comme une manifestation de l’« islamophobie » du gouvernement. Vendredi 5 août, sous la tente qui fait face à la mosquée et accueille les fidèles ne pouvant y accéder au moment de la prière, ses membres jugeaient contradictoire la volonté des pouvoirs publics de détruire la mosquée alors que manquent des lieux de culte musulmans dans l’Hexagone.

Comme le rappela ce jour-là Hassan Ben M’Barek, porte-parole du collectif Banlieues Respect et soutien actif de l’association, le ministre de l’intérieur, Claude Guéant, affirmait lui-même en avril que les « prières de rue » devaient cesser. De 100 à 150 mosquées sont actuellement en construction à travers la France.

La nouvelle mosquée de Gennevilliers est-elle suffisante ?

Pour le P. Michel Jondot, ancien délégué du diocèse de Nanterre pour les relations avec l’islam et proche de Mohammed Benali, « ce nouveau centre cultuel – et bientôt cultuel – représente assurément une réussite pour la communauté musulmane de Gennevilliers et des villes alentour, mais tout le monde ne peut malheureusement pas en profiter ».

Mohammed Benali en est conscient et estime aussi qu’un second lieu de culte reste nécessaire. « La gestion de la mosquée du port pourrait être confiée à l’association El Houda si les pouvoirs publics venaient à accéder à sa demande », affirme-t-il à La Croix. La préfecture des Hauts-de-Seine souligne cependant l’« inadéquation du lieu » devant l’affluence disproportionnée de fidèles.

De plus, cette mosquée se situe en zone industrielle, comme le rappelle Patrice Leclerc, conseiller municipal (PC) à la mairie de Gennevilliers, qui a travaillé avec l’association En Nour : « La dignité des musulmans, c’est de se retrouver en pleine ville. »

Presse: RMC sport/ BFMTV: Banlieues Respect veut le maintien de Blanc

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Presse du 09 mai 2011

Le Collectif Banlieues respect veut le maintien de Laurent Blanc

Auditionné ce lundi par la commission d’enquête conjointement menée par la FFF et le Ministère des Sports, Laurent Blanc pourrait-il décider de démissionner de son poste de sélectionneur de l’équipe de France ? Cette issue-là, le collectif Banlieues Respect ne la souhaite pas et l’a fait savoir par le biais d’un communiqué. « La démission de Monsieur Laurent Blanc de son poste de sélectionneur aura un impact négatif sur la reconstruction d’une équipe de France performante et desservira aux yeux d’une majorité de français la cause de ceux qui veulent défendre cette diversité ethnique. » Le collectif a également indiqué sur sa page internet son espoir de voir le Cévenol s’engager, une fois l’affaire des quotas réglée, « dans des actions concrètes en banlieue pour lutter contre les discriminations. »

Le Point: Première distribution d « étoiles vertes » en banlieue

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Presse du  04 avril 2011
Première distribution d « étoiles vertes » en banlieue

L’association « citoyenneté et démocratie » membre du collectif banlieues respect a organisé la première distribution d’étoiles vertes en Banlieue.

Une association de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) a distribué lundi des étoiles vertes à des musulmans sur un marché d’un quartier populaire, première distribution organisée en réaction au débat sur la laïcité prévu mardi, a constaté une journaliste de l’AFP.

Une association de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) a distribué lundi des étoiles vertes à des musulmans sur un marché d’un quartier populaire, première distribution organisée en réaction au débat sur la laïcité prévu mardi, a constaté une journaliste de l’AFP.

L’ex-conseiller à l’Elysée chargé de la Diversité Abderahmane Dahmane avait annoncé fin mars qu’il comptait distribuer, avec le collectif d’associations Banlieues Respect, des « étoiles vertes » aux musulmans « dans les banlieues », pour protester contre le débat de l’UMP sur la laïcité.

L’initiative avait été qualifiée de « totalement grotesque » par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).

Lundi soir, trois membres de l’association Citoyenneté démocratie, basée à Gennevilliers et membre du Collectif Banlieues Respect, ont distribué les accessoires sur le marché du Luth, un quartier populaire de Gennevilliers.

Hassan Ben M’Barek, président de l’association, haranguait les gens qui passaient à proximité des commerces: « Je t’explique: cette étoile a un objectif, demander l’annulation du débat sur l’islam et lutter contre l’islamophobie ».

L’association avait prévu de distribuer 100 étoiles musulmanes lundi soir. Vers 19H00, une soixantaine de personnes l’avaient acceptée.

L’objectif de Banlieues Respect est de distribuer 200 à 300 étoiles par quartier, dans 100 quartiers pendant quatre mois, a dit Hassan Ben M’Barek

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Africa n°1: Nous allons manifester devant le siège de l’UMP

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Presse du 30 mars 2011

Hassan Ben M’Barek de « Banlieues Respect » : Nous allons manifester devant le siège de l’UMP

 

Le Collectif Banlieues Respect, qui représente de nombreuses associations œuvrant dans les banlieues françaises, appelle les musulmans de France à porter une « étoile verte » afin de demander l’annulation du débat sur la laïcité voulu par l’UMP et qualifié par eux de « débat islamophobe ». Le Collectif Banlieues Respect estime que ce débat est stérile et dangereux pour le vivre-ensemble.

Hassan Ben M’Barek, porte parole du collectif, revient pour Africa N°1 sur la genèse de ce mouvement.

 

Pourquoi cet appel ?

Nous avons été les premiers à réagir avec les démocrates musulmans à la suite d’une réunion organisée à la mosquée de Paris le 10 Mars dernier. La réunion avait été houleuse et certains participants avaient même déchiré leur carte de l’UMP. A la suite de cette rencontre, plusieurs organisations cultuelles avaient décidé de ne pas participer au débat organisé par l’UMP. Nous avons pensé qu’il fallait agir et après une concertation à Argenteuil nous avons décidé trois actions. Tout d’abord nous avons manifesté devant la Mairie de Meaux. Ensuite nous avons lancé cet appel au port de la croix verte. Enfin nous prévoyons une manifestation devant le siège de l’UMP.

 

Au fond qu’est ce qui vous dérange dans ce débat ?

Nous en avons marre que les populations de confession musulmane soient stigmatisées en permanence. Là, on nous parle d’abord d’un débat sur l’Islam puis celui-ci est renommé débat sur la laïcité mais on n’est pas dupe. On sent bien qu’on a changé la forme mais que le fond ne changera pas. Au final cela va aboutir à des lois discriminatoires envers les musulmans comme c’est le cas depuis plus d’un an maintenant.
Est-ce que pour manifester ce mécontentement, le choix du port de l’étoile verte est judicieux ?

Nous avons entendu les réactions de la communauté juive et nous avons bien compris que cela pouvait poser problème. Mais dans notre esprit, il n’y a aucun rapport avec la Shoah. L’étoile est un symbole de l’Islam. Notre but est juste d’afficher notre ras-le-bol des discriminations.

 

Comment cela est-il perçu par le public ?

Des gens nous suivent. On nous contacte pour recevoir l’étoile. Il y a même des non musulmans qui nous ont contactés et cela m’a étonné. Dans peu de temps nous allons nous rendre dans plusieurs banlieues pour les distribuer. Quant à l’avenir de cette démarche nous en parlons en interne. A Banlieue Respect certains sont pour garder l’étoile jusqu’en 2012. D’autres en revanche veulent la maintenir jusqu’à la fin du débat ou jusqu’à son annulation.

Propos recueillis par Matthieu Jean

Lien: http://www.africa1.com/spip.php?article9813

Saphir news: Les musulmans appelés à porter une « étoile verte »

 

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Presse du 28 mars 2011
Les musulmans appelés à porter une « étoile verte »

 

 

Les juifs d’hier sont les musulmans d’aujourd’hui. C’est l’avis de l’ex-conseiller à l’Elysée chargé de la Diversité Abderahmane Dahmane a appelé, lundi 28 mars, les musulmans à porter une « étoile verte » pour protester contre le débat sur l’islam voulu par l’UMP, rapporte le Figaro.

« L’étoile verte est le signe vestimentaire que les musulmans de France ont décidé de porter pour demander l’annulation du débat sur l’islam et la fin de l’islamophobie de l’UMP de M. Copé (Jean-François) », selon un communiqué signé de M. Dahmane et Hassan Ben M’Barek, porte-parole Banlieues Respect, un collectif d’associations existant depuis 2005.

Le porte-parole du gouvernement François Baroin a déclaré entre-temps sur France Info qu’il fallait « certainement mettre un terme à tous ces débats ». Des déclarations que l’UMP n’a guère appréciées puisque le parti a fait savoir que le port-parole va être amené à rectifier ses propos car il aurait été convenu que les animateurs du débat le 5 avril soient Jean-François Copé… et M. Baroin.

Le président Nicolas Sarkozy a réaffirmé lundi, lors d’une réunion avec les dirigeants de l’UMP, qu’il fallait que le débat sur la laïcité « ait lieu ». Il ne lâche rien malgré les ratés observés lors des élections cantonales.

Front des Banlieues Indépendant (FBI) structure opérationnelle et de "combat" des associations composant le Collectif Banlieues Respect.