Banlieues Respect est une fédération d'organisation associatives provenant de quartiers situées dans les zones urbaines sensibles.
Collectif non subventionné depuis sa création en 2005.

Archive pour la catégorie ‘Emeutes banlieues 2005’

L’OBS: Banlieue, les associations inquiètes des tensions

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Presse du 16 octobre 2006

Banlieue : les associations inquiètes des tensions

 

Reçues par Dominique de Villepin, des associations œuvrant en banlieues se sont montrées inquiètes à l’approche de l’anniversaire des émeutes de 2005.

Le Premier ministre Dominique de Villepin a longuement reçu lundi 16 octobre à Matignon des représentants d’associations œuvrant dans les banlieues, dont beaucoup se montraient inquiets de la montée des tensions à l’approche du premier anniversaire du déclenchement des violences urbaines de 2005.

Après une récente série d’agressions contre des policiers dans des quartiers sensibles, Dominique de Villepin a par ailleurs annoncé dans un communiqué avoir demandé aux ministres de l’Intérieur Nicolas Sarkozy et de la Justice Pascal Clément « d’Étudier un renforcement des poursuites et des peines en cas d’agression des forces de l’ordre ». Trois fonctionnaires de police ont encore été  agressés vendredi soir Cité d’Orgemont à  Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) lors d’un guet-apens.

Le chef du gouvernement réunira par ailleurs le 7 novembre les préfets, les procureurs, les procureurs généraux et les recteurs pour renforcer la coordination des services de l’Etat dans la prévention de la délinquance.

 

« Vouvoyer les jeunes »

Lundi, il a fait le point avec les responsables d’associations sur la situation près d’un an après les violences urbaines qui avaient secoué la France pendant trois semaines. Les troubles avaient Éclaté le 27 octobre 2005 à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) au soir du décès de deux adolescents dans un transformateur Électrique.

Hassan Ben M’Barek, porte-parole du collectif « Banlieues Respect », s’est dit « un petit peu inquiet à  l’approche de la date anniversaire, parce qu’il y a quand même des tensions dans les quartiers ». Il a réclamé a Dominique de Villepin « l’organisation d’un débat parlementaire pour l’attribution des flux financiers depuis un an », qui se sont montés à quelque 700 millions d’euros.

Car « ceux qui ont profité de ces sommes d’argent sont les grands réseaux nationaux associatifs et les Élus locaux », a-t-il affirmé. « Toutes les structures associatives sur le terrain (…) n’ont pratiquement rien eu ». Hassan Ben M’Barek souhaite aussi « obliger les policiers à vouvoyer les jeunes des quartiers ».

 

« Recréer un climat de confiance »

Stéphane Ouraoui, président de l’association « Pas de quartier, tous citoyens », a Également demandé une meilleure « formation des policiers », alors que Noureddine Nachite, président de l’association « J’aime ma banlieue », proposait l’Élection de « référents » dans les quartiers sensibles pour faciliter le dialogue entre jeunes et policiers. « Il faut recréer un climat de confiance. C’est la priorité », a-t-il souligné.

Ali Aessaoui, président de l’association UNIR, a fustigé des « provocations » de part et d’autre. Comme en 2005, « nous avons peur qu’une seule de ces provocations puisse mettre le feu aux poudres ».

Tous se sont montrés durs à  l’Égard du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, grand absent de cette réunion. « Si cette élection (présidentielle) nous promet un débat que sur l’immigration et les sans-papiers, je crois que nous serons tous perdants », a averti Ali Alissaoui, en dénonçant des discours qui « opposent des citoyens aux autres, qui opposent les structures aux autres, les magistrats aux policiers ». Pour lui, « c’est « un discours dangereux et nous serons tous perdants si on continue ».

 

Eviter les termes blessants

StÉphane Ouraoui a Également mis en garde contre « un certain nombre de termes blessants et de gages donnés à un certain type d’Électorat qu’il faut peut-Être Éviter dans les quartiers ».

Aujourd’hui, « il y en a qui sont en train de se frotter les mains. Le Front national ou d’autres extrémistes sont contents », a souligné Noureddine Nachite. « Si ces Émeutes reprennent à quelques mois des législatives ou des présidentielles, cela fera le bonheur de pas mal de personnes ».

« On va essayer de maintenir la paix dans nos quartiers », a promis Mohamed Ghoulam, de l’association Caméléon (Saint-Etienne). Mais « aujourd’hui, on a quand même un certain nombre d’éléments qui nous font penser que ca va Être difficile ».

Paris security boosted as suburb residents plan march

 

 

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Presse du 12 novembre 2005

Paris security boosted as suburb residents plan march

PARIS (AP) – Authorities stepped up security Friday and placed restrictions on some public gatherings after tip-offs from Internet and text messages suggested « violent actions » over the weekend in the French capital.

But as France marked Armistice Day commemorating the end of World War I, calls for peace in the restive poor neighborhoods of France rang out, from demonstrators in Paris to religious leaders at a Lyon-area mosque in the southeast.

Arson attacks that hopscotched around the country, destroying schools, gymnasiums, public buildings, public transport and cars, have declined in recent days, but stretched into a 16th day despite the calls for peace, with more than 300 cars torched across the country and 119 people arrested overnight into today.

In the south, an attacker escaped after throwing two firebombs into a mosque during Friday prayers, causing minor damage. It was not immediately clear if the attack was linked to the wider unrest.

With a state of emergency in place, several hundred people gathered at the glassy Wall of Peace near the Eiffel Tower to call for an end to the unrest that erupted Oct. 27 and spread across the country.

The demonstration drew elderly Parisians and youths from the city’s poor working-class suburbs along with curious onlookers, all engaging in heated debate over how to stem the violence and tackle the causes.

Authorities have acknowledged the roots of the problem are deep-seated, perhaps linked to the French approach to immigration that works to fit immigrants, whatever their origins, into a single mold. Soaring unemployment, poverty and discrimination are common in towns that ring the large cities of France.

« The violence of the last 15 days expresses the frustration of 30 years of denying recognition to the populations living in these neighborhoods, » said Hassan Ben M’Barek, a spokesman for Suburbs Respect, which organized the demonstration.

He called on President Jacques Chirac and the government to listen to the youths, whose roots are in former French colonies of Africa, to better fight the « discrimination they suffer daily. »

Arson attacks that hopscotched around the country, destroying schools, gymnasiums, public buildings, public transport and cars, have declined in recent days. Police said early Friday that 463 cars were torched, down from 482 the previous night.

The mosque attack in the southern town of Carpentras drew immediate condemnation from Chirac and Prime Minister Dominique de Villepin.

Front des Banlieues Indépendant (FBI) structure opérationnelle et de "combat" des associations composant le Collectif Banlieues Respect.