Banlieues Respect est une fédération d'organisation associatives provenant de quartiers situées dans les zones urbaines sensibles.
Collectif non subventionné depuis sa création en 2005.

Archive pour mars 2010

Communiqué de presse du 25 mars 2010

Réaction à l’intervention de l’ancien Premier Ministre Monsieur Dominique de Villepin

Le Collectif Banlieues Respect qui regroupe une centaine d’associations impliquées, depuis plusieurs années, dans l’action au sein des quartiers difficiles, avait appelé à la paix et au respect devant le mur de la paix au « Champs de Mars » lors des émeutes de 2005.

Le Collectif Banlieues Respect s’était formé, le 9 novembre 2005, à la sortie d’une réunion de travail à Matignon en présence d’associations travaillant depuis plusieurs années sur le terrain et du Premier Ministre de l’époque Monsieur Dominique de Villepin.

Le Collectif Banlieues Respect partage entièrement l’analyse, de Monsieur Dominique de Villepin, concernant les différents plans banlieues conçus au sommet de l’Etat, déversant des centaines de millions d’euros sur le terrain sans obtenir quelques années plus tard les résultats espérés.

Sa recommandation principale concernant la mise en place de stratégies afin de corriger les zones d’ombre des politiques publiques dans ces quartiers en s’appuyant sur les associations nous semble être importante et primordiale vu l’urgence de la situation.

Le collectif Banlieues Respect se réjouit que le diagnostic qu’il a lui-même effectué il y a plus de 5 ans à Matignon soit aujourd’hui partagé par l’ancien Premier Ministre.

Communiqué de presse du 23 mars 2010

Réaction à l’éventuel licenciement de MonsieurEric Zemmour

Le Collectif Banlieues Respect regroupe des associations impliquées depuis plusieurs années dans l’action au sein des quartiers difficiles. Cette fédération avait appelé à la paix et au respect lors des émeutes de 2005.

Le 10 mars 2010, Banlieues Respect avait condamné fermement les propos de Monsieur Eric Zemmour. Le collectif lui avait lancé, à cette occassion, une invitation à venir débattre en banlieue dans un quartier populaire dit sensible.

Malheureusement plus d’une dizaine de jours se sont écoulées, Banlieues Respect n’a pas reçu de réponse, silence que le collectif interprète comme une réponse négative.

Le collectif regrette que l’on mette souvent en lumière dans les médias, une petite délinquance provenant des quartiers populaires, dont une partie de la population est paupérisée et victime de discrimination, à l’opposé d’une grande délinquance issue de milieux aisés qui a un impact plus négatif dans la société et fortement condamnable.

Nous prenons acte que Monsieur Zemmour est convoqué le lundi 29 Mars 2010 par le groupe « Le Figaro » pour un entretien préalable à un éventuel licenciement. Mais nous émettons quelques réserves sur les véritables raisons de cet éventuel licenciement.

Par conséquent, le collectif Banlieues Respect a décidé de saisir dès aujourd’hui le CSA et il préparera dans les semaines à venir quelques évènement afin d’éviter une banalisation de ce type de propos.

Le collectif Banlieues Respect regrette le manque de courage évident de Monsieur Zemmour.

Presse: Métro  » La priorité dans les banlieues est l’emploi « 

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Métro Magazine le 15 mars 2010

« La priorité dans les banlieues est l’emploi »

Hassan Ben M’Barek, porte-parole du Collectif « Banlieues Respect » a dialogué avec les metronautes.

Hassan Ben M’Barek, porte-parole du Collectif « Banlieues Respect »

Yacine : Bonjour Monsieur. Pourriez-vous raconter un peu votre parcours, l’histoire de votre association « Citoyenneté et Démocratie » et de « Banlieues Respect » ?

Je suis né dans les bidonvilles, dans la ville de Gennevilliers. J’ai grandi dans un quartier dit sensible. En ce qui concerne mon parcours associatif, je suis militant depuis avril 1982, j’avais 16 ans. Je me suis occupé de la création d’une maison de quartier qui devait être l’une des premières structures en France à faire du soutien scolaire. Dans les années 90, je me suis occupé d’entreprises et d’associations d’insertion. Au début des années 2000, j’ai milité dans des organisations tournées vers la citoyenneté car j’estime qu’il n’y a qu’en instaurant des rapports de force qu’on peut faire changer la situation dans ces zones. Nous avons donc créé l’association « Citoyenneté & Démocratie » en 2001 afin de promouvoir la citoyenneté dans les quartiers sensibles. Nous avons organisé pendant des années des rassemblements sur différentes thématiques en présence de plusieurs centaines de jeunes et des habitants issus de ces quartiers.

En 2003, nous avons reçu M. Dominique de Villepin pour s’opposer à l’entrée en guerre de la France en Irak (événement en présence de plusieurs centaines de jeunes des quartiers, sous réserve de ne pas médiatiser l’événement). Suite à cette opération, lorsque M. de Villepin est devenu Premier Ministre, il nous a demandé en Août 2005 d’organiser une réunion avec une trentaine de structures des quartiers, réunion qui avait été fixée pour le 9 novembre 2009. Entre-temps les émeutes d’octobre-novembre 2005 ont éclaté, et ces structures ont créé le collectif Banlieues Respect, regroupant actuellement une centaine d’associations.

Malik : Que pensez vous de la violence des jeunes dans les cités et de la mort d’un ado de 15 ans tué hier à Lyon ?

La violence des jeunes est un vrai problème, il faudrait mettre en place des politiques publiques de prévention sérieuses pour essayer de limiter les dégâts. En ce qui concerne la mort de ce jeune de 15 ans à Lyon, assassiné, d’après la presse, par un groupe d’individus en voiture, cela m’attriste mais ne m’étonne pas.

Alban : Yazid Sabeg disait hier dans le JDD que le débat sur l’identité nationale était « médiocre » et ne faisait qu’accentuer les inégalités de notre pays, qu’en pensez-vous ?

Je ne sais pas s’il est médiocre sur la forme mais sur le fond ce débat me semble nécessaire. La question centrale est de savoir ce qui unit tous les citoyens de ce pays. Les religions et en particulier la pratique de l’islam sont-elles compatibles avec les valeurs de la République (égalité, fraternité, laïcité) ? En résumé nous sommes sur un sujet très important qui ne doit pas occulter les raisons des discriminations et les questions d’immigration.

SOHO : Concrètement, qu’est ce que « Banlieues Respect » a réalisé pour les jeunes? Quels en sont les résultats?

Le collectif Banlieues Respect est une fédération d’associations de terrain non subventionné depuis sa création. Il a comme objectif de porter la parole des sans voix auprès des pouvoirs publics. Nous avons organisé des campagnes d’incitations sur les listes électorales en 2005, 2006. Nous avons été à l’initiative et partenaire de l’organisation des cultures urbaines au Grand-Palais en 2006 « rue au grand palais ». Le Collectif Banlieues Respect a réagi à toutes les initiatives ou actions réalisées par les pouvoirs publiques à ce jour.

Pascal : Le budget de la politique de la ville n’est-il pas insuffisant au regard des besoins ? Quels sont d’ailleurs, à vos yeux, ses principales priorités ?

La priorité principale me semble être l’emploi, car, sans fiche de paie, on est marginalisé. Il faudrait limiter les sommes d’argent investies dans les projets de rénovation urbaines qui consomment pratiquement tous les flux financiers, projets qui ne profitent pas toujours aux habitants de ces quartiers et qui cachent des opérations immobilières. J’estime que certains élus de droite et de gauche ont instrumentalisé la politique de la ville.

Klotz : On dit qu’il y a de plus en plus de femmes voilées, notamment en banlieues. Que pensez-vous du fait de légiférer contre la burqa ?

Je crois qu’il y a mois de 400 femmes portant la burqa, d’après des sources RG que j’ai lues dans la presse. C’est un problème marginal, qui peut être perçu par les non musulmans comme une sorte d’agression territoriale au même titre que la polémique récente des Minarets. Légiférer ne ferait qu’attiser les passions et les doutes.

Nasser : J’habite à Argenteuil dans le « quartier d’Orgemont », et aussi militant associatif. Ma question : vous organisez une réunion, mercredi 16 décembre, sur le bilan du « Plan Banlieue », qui est vécu comme un échec par les personnes qui vivent dans ces quartiers. Quels sont vos objectifs ?

Le bilan du « Plan espoirs Banlieues » est perçu par les observateurs, les jeunes , les habitants des quartiers et les politiques de tous bords comme un échec. Nous qui vivons dans ces quartiers, nous allons apporter notre propre évaluation à ce plan et nous définirons les actions à mener pour que les pouvoirs publics tiennent leurs engagements.

Jean-Jacques : Si on vous proposait de rentrer au gouvernement, seriez-vous partant ?

Oui. Ayant acquis une expérience d’un peu plus de 25 ans dans ces quartiers, j’aborderais en premier la stratégie et les objectifs à atteindre et les ressources nécessaires. S’il n’y a pas ce pré-requis je n’ai pas envie de servir de hochet.

Je remercie toute l’équipe du chat de métro pour la sollicitude apportée à l’action du Collectif Banlieues-Respect et aux internautes pour leurs questions pertinentes.

Lauren Malka
Metrofrance.com

Communiqué de presse du 11 mars 2010

Monsieur Zemmour aura t’il le courage de venir débattre en Banlieue ?

Le Collectif Banlieues Respect est une fédération d’associations impliquées dans l’action au sein des quartiers difficiles et qui avait appelé à la paix et au respect lors des émeutes de 2005.

Lors de l’émission « Salut les terriens » animée par Thierry Ardisson, Monsieur Eric Zemmour a déclaré: « L »immigration se concentre dans certains quartiers et les autochtones s’en vont », « Quand on vit en France, on donne un prénom français à son enfant « , « La plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est un fait. »

Le Collectif Banlieues Respect condamne fermement ces propos qui participent un peu plus à la marginalisation et à la stigmatisation des habitants des quartiers populaires et plus particulièrement des populations d’origine extra-européenne.

Malheureusement, au vu des précédentes déclarations de Monsieur Zemmour sur l’institution judiciaire, l’immigration et l’antiracisme, nous sommes assez sceptiques sur l’impact des actions entamées auprès du CSA.

Par conséquent, le collectif Banlieues Respect souhaiterait inviter Monsieur Zemmour à un débat organisé dans un quartier dit sensible, en présence des habitants, sur des thématiques qu’il a eues souvent l’occasion de développer avec force et conviction sur des plateaux de télévision.

Le collectif ne doute pas un seul instant du courage de Monsieur Zemmour à se déplacer en banlieue afin de participer à ce type de rencontre.

Déclaration le 10 mars 2010 du Porte-parole du collectif Banlieues Respect à la cité des Francs-Moisins à Saint-Denis en Seine-Saint-Denis (93).


Zemmour aura-t-il le courage d’aller en banlieue?

Un collectif veut inviter Zemmour dans un quartier sensible

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Presse du 12 mars 2010

Un collectif veut inviter Zemmour dans un quartier sensible

Le collectif Banlieues Respect a déclaré vendredi dans un communiqué qu’il souhaitait inviter Eric Zemmour à participer à un débat dans un « quartier sensible », tout en condamnant les propos tenus par le journaliste samedi soir sur Canal+.

« Banlieues Respect souhaiterait inviter Monsieur Zemmour à un débat organisé dans un quartier dit sensible, en présence des habitants, sur des thématiques qu’il a eu souvent l’occasion de développer avec force et conviction sur des plateaux de télévision », selon le communiqué.

Lors de l’émission « Salut les terriens », présentée par Thierry Ardisson samedi 6 mars et diffusée en clair, le journaliste chroniqueur Eric Zemmour a déclaré que « les Français issus de l’immigration étaient plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes… C’est un fait ».

Banlieues Respect « condamne fermement ces propos qui participent un peu plus à la marginalisation et à la stigmatisation des habitants des quartiers populaires et plus particulièrement des populations d’origine extra-européenne », ajoute le Collectif qui se dit « sceptique » sur les actions engagées auprès du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

 

Front des Banlieues Indépendant (FBI) structure opérationnelle et de "combat" des associations composant le Collectif Banlieues Respect.