Banlieues Respect est une fédération d'organisation associatives provenant de quartiers situées dans les zones urbaines sensibles.
Collectif non subventionné depuis sa création en 2005.

Mise en examen de Nicolas Sarkozy

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Le Collectif Banlieue Respect, qui regroupe plusieurs associations de banlieue, a appris que l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, a été mis en examen, le mardi 16 février 2016, pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012.ui regroupe des associations de banlieue

Le  Collectif Banlieue Respect estime que cette mise en examen, de Nicolas Sarkozy, n’est pas vraiment justifiée et n’a comme finalité que de lui nuire politiquement en vue de la prochaine élection présidentielle 2017. En effet, il semblerait que sur trois juges en charge du dossier, seul un magistrat souhaitait cette mise en examen, les deux autres étaient opposés.

Même si Nicolas Sarkozy a signé un document constatant un dépassement, de plusieurs centaines de milliers d’euros, du plafond des dépenses autorisées de sa campagne présidentielle de 2012.

Sa véritable sanction a été le rejet de ses comptes de campagne et la perte du remboursement de la moitié du plafond des dépenses autorisées, somme d’un montant approximatif de 11 millions d’euros qui a été remboursé en partie par lui-même et par les militants de l’UMP à travers l’opération du « Sarkothon » alors que le candidat socialiste a bénéficié de ce remboursement.

Pour information, le coût de la campagne pour François Hollande a été de 21,8 millions d’euros et pour Nicolas Sarkozy de 21,3 millions d’euros, effet direct la campagne présidentielle de 2012 a coûté 2 millions d’euros de moins que celle de 2007.

Par conséquent, le Collectif Banlieue Respect estime que cette affaire est « tirée par les cheveux » et que cela s’apparente à du harcèlement judiciaire.

Alors quel est l’intérêt du Collectif Banlieues Respect qui a été, de novembre 2005, date de sa création lors des émeutes urbaines, jusqu’à la présidentielle d’avril 2012, période durant laquelle Nicolas Sarkozy avait les pleins pouvoirs, une des organisations de banlieue, à qui personne, à droite ou à gauche, n’a fait le moindre cadeau.

Mais encore, le Collectif Banlieues Respect a souvent été opposé, aux thèses et aux actions, de Nicolas Sarkozy, concernant la banlieue et l’islam.

La réponse est simple, dans un contexte difficile où la France est marquée par une droitisation de ses valeurs, le Collectif Banlieues Respect estime qu’un affaiblissement de Nicolas Sarkozy à l’approche des primaires des Républicains et de la présidentielle de 2017 ne fera que le jeu du Front National qui est devenu, en nombre de voix, lors des dernières élections, le premier parti de France.

Par ailleurs, le Collectif Banlieues Respect est certain que la prochaine élection présidentielle de 2017 sera rude et qu’elle se  jouera sur le thème de l’emploi mais surtout autour des questions liées à l’identité française et à l’Islam.

Hassan BEN M’BAREK.
Porte-parole du Collectif Banlieues Respect.
Téléphone: 06 29 56 15 64

Le FBI membre du Collectif Banlieues Respect manifeste devant l’AFNOR contre l’attribution du label diversité au Conseil Départemental du 93

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Presse du 15 février 2016

Le Front des Banlieues Indépendant(FBI)  manifeste devant l’AFNOR à Saint-Denis

Rassemblement devant l'AFNOR (93) pour protester contre l'attribution du Label Diversité au Conseil départemental de Seine-Saint-Denis

Rassemblement devant l’AFNOR (93) pour protester contre l’attribution du Label Diversité au Conseil départemental de Seine-Saint-Denis

La décision de l’Afnor reste en travers de la gorge des militants du Front des banlieues indépendant (FBI). Ils manifestaient, ce lundi, devant les locaux de l’association chargée de délivrer toutes sortes de normes ou de certifications aux entreprises privées ou publiques. Elle vient d’attribuer le « label Diversité » au département de Seine-Saint-Denis, le premier en France à recevoir cette distinction créée en 2008 par l’Etat.

« Je souhaite que le département soit exemplaire en matière de lutte contre les discriminations, déclarait, dans nos colonnes, le 9 février, le président PS du conseil départemental, Stéphane Troussel. Je suis fier d’avoir obtenu ce label, j’espère que cela inspirera d’autres collectivités. » Mais pour le FBI, « le département n’est ni un organisme socialement innovant, ni exemplaire en matière de lutte contre les discriminations.Nous menons des actions pour dénoncer des pratiques discriminatoires en direction de structures pilotées par des éducateurs issus de la diversité. »

http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/saint-denis-manif-contre-l-attribution-du-label-diversite-au-departement-15-02-2016-5548347.php

Communiqué  FBI du 09 février 2016

Le Front des Banlieues Indépendant a appris, lors de la manifestation qu’il organisait, le lundi 8 février 2016, devant le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, avec des employés de l’association ARSEJ ainsi que des artistes et animateurs de la Radio RTSF que cette collectivité du 93 est devenu le premier département de France à obtenir le label Diversité, créé en 2008 par l’Etat et décerné par l’Afnor.

Le Front des Banlieues des Indépendant  estime que l’attribution pour la 1er fois du label diversité au Conseil départemental du 93 est totalement scandaleuse.

En effet, le Front des banlieues Indépendant mène depuis plusieurs semaines des actions pour dénoncer des pratiques discriminatoires du Conseil départemental du 93 en direction de structures pilotées par des éducateurs issus de la diversité et qui œuvrent pour la réinsertion sociale et professionnelle de jeunes en grande difficulté dans les quartiers sensibles de Saint-Saint-Denis.

Malgré nos différents courriers et nos actions depuis plusieurs semaines, jamais le président du conseil général du 93, Monsieur Stéphane Troussel, n’a dénié à ce jour répondre à ce cas concret de discrimination dans son département.

Plus surprenant, celui-ci pousse l’hypocrisie jusqu’à affirmer après l’obtention de ce label « Je souhaite que le département soit exemplaire en matière de lutte contre les discriminations, Je suis fier d’avoir obtenu ce label, j’espère que cela inspirera d’autres collectivités car face aux discriminations, nous devons avoir une volonté sans faille. »

Par conséquent, le Front des banlieues Indépendant organisera un rassemblement le lundi 15 février à 12h devant l’AFNOR, 11 rue Francis de Pressensé, 93571 la Plaine Saint-Denis afin de protester contre l’attribution de ce label à un département qui n’est pas un organisme socialement innovant et qui n’est pas exemplaire en matière de lutte contre les discriminations.

Mais aussi de permettre à cette association de certification de réfléchir à concevoir des indicateurs quantitatifs et qualitatifs plus pertinents en matière de lutte contre la discrimination avant d’attribuer au niveau national ce label diversité à des collectivités plus spécialisées dans la communication que dans la promotion réelle de la diversité.

Le FBI membre du Collectif Banlieues Respect a organisé plusieurs manifestations pour dénoncer des pratiques discriminatoires du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis.

 Manifestation, le 21 janvier 2016, à Bobigny devant le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis.

Bobigny, ce jeudi. L’Arsej, une association de protection de la jeunesse, manifeste devant l’hôtel du Département, soutenue par le FBI (Front des banlieues indépendant) contre les menaces de fermeture qui pèsent sur la structure. (LP/F.L.)

Communiqué FBI  du 21 janvier 2016

Le Front des Banlieues Indépendant (FBI) appelle à un rassemblement, le jeudi 21 janvier à 11h45, devant le Conseil départemental du 93 à Bobigny, 1 Esplanade Jean-Moulin 93000 Bobigny, afin d’empêcher la fermeture de plusieurs associations qui œuvrent pour la réinsertion sociale de jeunes en grande difficulté dans le département de Seine-Saint-Denis.

Il semble que Monsieur Stéphane Troussel, président du Conseil département de Seine-Saint-Denis cautionne des pratiques discriminatoires de la direction de l’Aide sociale à l’enfance (ASE).

En effet, depuis plusieurs années des travailleurs sociaux issus de la diversité et travaillant dans des structures situées dans les quartiers sensibles du 93 ont le plus grand mal à obtenir des agréments de l’ASE du 93 pour maintenir leur emploi.

Dans un contexte ou l’emploi et la lutte contre la radicalisation sont des priorités du gouvernement, ce genre de pratique est inadmissible.

Le Front des banlieues condamne le double discours des pouvoirs publics concernant l’emploi dans les quartiers et la lutte contre la radicalisation lorsque on cherche à détruire l’emploi de professionnels de l’accompagnement social.

Ces éducateurs qui ont une capacité à l’empathie, une compréhension de l’identité cultuelle des jeunes peuvent mettre en place les recommandations et les actions les plus pertinentes pour contribuer à l’éradication du phénomène destructeur de la radicalisation dans les quartiers qui sape les fondements du vivre-ensemble.

Le Front des banlieues indépendant mènera toutes les actions qu’il jugera nécessaires auprès des collectivités territoriales et des ministères pour s’opposer au démantèlement de ces structures sociales.


 Manifestation, le 29 janvier 2016, à Paris  devant le Ministère des Affaires sociales, de la famille et de l’enfance.

Communiqué FBI  du 29 janvier 2016

Le Front des Banlieues Indépendant (FBI) a organiser un rassemblement, le  vendredi 29 janvier à 13h00, devant le Ministère des Affaires sociales, de la famille et de l’enfance  afin d’empêcher la fermeture de plusieurs associations qui œuvrent pour la réinsertion sociale de jeunes en grande difficulté dans le département de Seine-Saint-Denis.

Nous demandons à madame Laurence ROSSIGNOL, Secrétaire d’État chargée de la Famille, de l’Enfance, des Personnes âgées, et de l’Autonomie, de mettre fin à la discrimination de travailleurs sociaux dans le département de Seine-Saint-Denis.

En effet, depuis plusieurs années des travailleurs sociaux issus de la diversité et pilotant des structures dont l’efficacité  est reconnue par l’ensemble des acteurs sociaux et  essentiellement situées  dans les quartiers sensibles du 93 ne réussissent pas à obtenir les agréments de l’Aide Sociale à l’Enfance du 93.

Le Front des banlieues condamne le double discours des pouvoirs publics concernant l’emploi dans les quartiers et de la lutte contre la radicalisation lorsque on cherche à détruire l’emploi de professionnels de l’accompagnement social  iuus des quartiers sensibles ayant une expertise pour traiter les questions liés notamment  à la radicalisation.

Par conséquent, le Front des banlieues indépendant organisera un ensemble actions auprès des collectivités territoriales et des ministères pour s’opposer au démantèlement de ces structures sociales et combattre les pratiques discriminatoires dont sont victimes les membres de ces organisations.


 Manifestation, le 8 février 2016, à Bobigny devant le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis.

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Communiqué  FBI du 05 février 2016

Depuis plusieurs années des travailleurs sociaux issus de la diversité et travaillant dans des structures qui œuvrent pour la réinsertion sociale de jeunes en grande difficulté dans les quartiers sensibles de Saint-Saint-Denis vont devoir fermées, car elles ont le plus grand mal à obtenir des agréments de l’ASE93,  (Aide Sociale à L’Enfance), direction qui dépend du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis.

Malgré, l’organisation d’une première manifestation, le 21 janvier 2016, devant le Conseil départemental du 93 et d’un rassemblement, le 29 janvier 2016, devant le secrétariat d’Etat en charge de la famille et de l’enfance piloté par Laurence Roosignol, aucune réponse n’a été obtenue à ce jour.

Par ailleurs, nous nous étonnons qu’une collectivité comme le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis puisse postuler au « Label diversité », certificat  délivré par AFNOR qui vise à garantir l’égalité de traitement et à promouvoir la prévention des discriminations.

Comble de l’ironie, cette collectivité territoriale mène une campagne de communication avec le slogan « EGALITE, LE DEPARTEMENT ENGAGE » que le Front des Banlieues Indépendant estime être une posture qui n’est qu’une imposture.

Par conséquent, Le Front des Banlieues Indépendant (FBI) appelle à un nouveau rassemblement, le lundi 8 février 2016 à 11h45, devant le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, 1 Esplanade Jean-Moulin 93000 Bobigny pour protester contre les pratiques discriminatoires de cette collectivité et de son président Monsieur Stéphane Troussel.

ATTENTAT DE PARIS: Intervention policière dans église de Saint Denis (93)

Les forces de l’ordre défoncent à coups de haches les portes d’une église de Saint-Denis dans le quartier à quelques mètres de l’appartement où les responsables des attentats sanglants de Paris s’étaient retranchés.

Après les opérations sécuritaires de nettoyage qui dureront plusieurs mois et qui seront menées dans des quartiers situées en zone urbaine sensible, dans des lieux de cultes et plus spécifiquement en direction de certaines populations en marge qui peuvent constituent un terreau ou milieu favorable à la répétition de ce genre de drame.

Il faudra faire un véritablement diagnostic et apporter les bonnes solutions, sur le long terme, pour éviter de nouveaux attentats avec en toile de fond une question fondamentale.

Pourquoi 10 ans après les émeutes urbaines de 2005 et les dizaines de milliards d’euros investi par les pouvoirs publics dans les banlieues en une décennie , la situation n’a fondamentalement pas changée et quelles sont les responsabilités des acteurs institutionnels?

Attaques terroristes à Paris

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Le Conseil des Démocrates Musulmans et le Collectif Banlieues Respect condamne avec force et sans réserve les attaques terroristes qui ont fait ont fait 129 personnes morts et 352 personnes blessées.

Nous exprimons notre vive émotion pour les victimes et nous présentons nos sincères condoléances à l’ensemble des familles endeuillées et touchées par ce drame.

Le Conseil des Démocrates Musulmans et le Collectif Banlieues Respect estime que cette attaque est un coup terrible porté à l’ensemble de la communauté musulmane de France et au vivre-ensemble.Plusieurs personnes de confession musulmane et d’origine étrangère sont parmi les victimes.

Les conséquences de ce carnage effroyable sur la communauté musulmane de France seront importants, les « ratonnades » de Pontivy contre les Maghrébins sont un début..
Ces terroristes barbares ne représentent pas les musulmans et ne les représenteront jamais, leur islam n’est pas le nôtre et il doit être combattu et éradiqué par tous les moyens.

Le Conseil des Démocrates Musulmans et le Collectif Banlieue Respect appelle tous les musulmans de France à combattre la barbarie et plus particulièrement t le radicalisme religieux des jeunes musulmans dans nos banlieues.

Abderrahmane Dahmane
Ancien Conseiller de Nicolas Sarkozy
Président du Conseil des Démocrates Musulmans
Tél : 06 87 73 95 64

Hassan BEN M’BAREK
Président des Associations du Collectif Banlieues Respect
Tél : 06 29 56 15 64

ATTENTATS: Effroyable carnage

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Le Collectif Banlieues Respect condamne avec force les six attentats terroristes simultanés qui ont frappé la France, ce vendredi 13 novembre 2015.

Le Collectif Banlieues Respect condamne avec vigueur ces crimes odieux contre des victimes innocentes.

Nous exprimons notre vive émotion pour les victimes et nous présentons nos sincères condoléances à l’ensemble des familles endeuillées et touchées par ce drame.

Le Collectif Banlieues Respect estime que cette attaque qui a fait plus de 128 morts et 200 blessées est un coup terrible porté à l’ensemble de la communauté musulmane de France et au vivre-ensemble.

En effet, quelles que soient les conclusions des investigations, on parle de liens avec la piste syrienne dans les médias, il n’en reste pas moins que l’impact de cet acte terroriste sera fortement négatif pour l’ensemble des musulmans de France.

Ces terroristes barbares ne représentent pas les musulmans et ne les représenteront jamais, leur islam n’est pas le nôtre et il doit être combattu et éradiqué par tous les moyens. En premier lieu, ce sont les musulmans de France qui doivent concrètement mener des actions contre le radicalisme religieux de certains jeunes musulmans dans les banlieues.

Aujourd’hui c’est une nécessite absolue pour les musulmans de France. Si ce travail important de lutte contre le radicalisme d’une frange extrêmement minoritaire des musulmans de France n’est pas fait alors l’ensemble des français  mettront  toute la communauté musulmane de France ( 6 millions )  dans le « même sac ».

Vu l’importance de l’attaque terroriste, six attaques, du nombre de terroristes, de la connaissance du terrain et de la logistique nécessaire à sa préparation, il est fort probable que les  auteurs de ces actes terroristes soient des citoyens français  issues des Banlieues.

Par conséquent, le Collectif Banlieues Respect appelle les musulmans de France à se rassembler pour envoyer un message sans équivoque contre la barbarie.

Hassan BEN M’BAREK

Président des Associations du Collectif Banlieues Respect

Tél : 06 29 56 15 64

Communiqué de presse du 1er Juillet 2015

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La Banlieue rend hommage à Charles Pasqua

 

Le  29 juin 2015  Monsieur Charles Pasqua est décédé. Il était le dernier grand homme d’une génération de politiques, engagé à l’adolescence dans la Résistance et proche du Général de Gaulle.

Ministre de l’Intérieur en 1986-1988 puis en 1993-1995, c’est en qualité de président du conseil général des Hauts-de-Seine de 1988 à 2004 que Charles Pasqua s’est fortement engagé dans les quartiers populaires du  92.

En effet,  dès 1993, il  a impulsé une véritable politique dans les banlieues en mettant en œuvre des moyens financiers conséquents, via le PACTE 92,  qui était un plan départemental d’harmonisation  urbaine et sociale afin de remodeler les quartiers sensibles du 92, et plus précisément les quartiers du “Luth » à Gennevilliers  et de la « Caravelle“à Villeneuve-la- Garenne.

L’impact du PACTE 92 a été si important auprès des habitants et de la majorité des élus du 92, toutes tendances politiques confondues, qu’il servira principalement de modèle, dès 2003, pour la mise en place, au niveau national, d’une agence nationale de rénovation urbaine (ANRU).

Beaucoup d’acteurs de terrain et d’habitants de ces quartiers regrettent la disparition de cet homme qui a beaucoup fait pour eux. En effet, pour avoir travaillé avec lui durant ces 20 dernières années, il était simple, direct et humain.

Même s’il incarnait pour la majorité des Français, au travers des médias, un personnage public qui dégageait de l’autorité, en privé il était un monsieur réellement sympathique qui donnait tout de suite sa confiance et son amitié lorsqu’il était persuadé de l’honnêteté et de l’intérêt de votre action. Il était toujours prêt a donner un coup de main, sans contrepartie, pour les gens en « galère » dans ces quartiers.

Il n’était pas anti-maghrébin, anti-africain ou raciste comme beaucoup d’habitants et de jeunes de banlieues pouvaient le croire via les campagnes médiatiques à charge contre lui.

Malheureusement, nous regrettons que lorsqu’il était en poste il n’ait jamais réellement communiqué médiatiquement sur ses actions dans les banlieues et sur cet aspect de sa personnalité pour des raisons liées à une posture politique.

Afin de lui rendre un dernier hommage, des militants de plusieurs associations de banlieue assisteront, le vendredi 3 juillet à 10H, aux obsèques de Charles Pasqua à la cathédrale Saint-Louis des Invalides.

 

Hassan BEN M’BAREK

Porte-parole du Collectif Banlieues Respect

Téléphone: 06 62 70 72 11

 

L’Express: Dans les banlieues, le chômage au sommet n’aide pas le « vivre ensemble »

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Presse du 20 janvier 2015

 

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Depuis dix ans, les chiffres alarmants du taux de chômage dans les quartiers prioritaires s’accumulent sans que rien ne change. L’absence de perspectives nourrit les frustrations et le repli sur soi.

Tous les dix jours, Gilles Leproust ouvre les portes de sa permanence à ses administrés. A Allonnes, ville de 11 000 habitants en périphérie du Mans, le maire y voit débouler les privés d’emploi.

« Ils viennent nous dire leur colère. Beaucoup sont dos au mur », raconte-t-il. Dans cette commune marquée par les grands ensembles bâtis dans les années 60, le chômage atteint 21%. Chez les jeunes des quartiers populaires, « il peut grimper à 35%, pointe Gilles Leproust. Beaucoup ont des parcours scolaires chaotiques, de décrochage. » L’élu, secrétaire général de l’association Ville et Banlieue, ne cache pas son impuissance: « Je n’ai pas de baguette magique. Quand ils sortent de mon bureau, ils sont toujours chez Pôle emploi. »

Voilà des années que s’accumulent les chiffres alarmants sur l’emploi dans les quartiers populaires. En 2011, un rapport de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus) alertait sur une hausse continue du chômage depuis 2008. Il frôle encore aujourd’hui les 50% quand les quartiers cumulent les handicaps: enclavement géographique, population immigrée peu qualifiée, pauvreté… Et pourtant, rien ne bouge. « On dit qu’il y a urgence depuis notre lancement il y a sept ans », déplore Estelle Barthélémy, directrice générale adjointe de Mozaïk RH, un cabinet de recrutement associatif. « Mais ça n’évolue pas assez vite, poursuit celle qui a grandi à Villiers-le-Bel, théâtre d’affrontements en 2007. C’est un immense gâchis. On continue de bousiller des jeunes, y compris les diplômés. »

Depuis les attentats des 7 et 9 janvier, les regards se tournent pourtant à nouveau vers ces jeunes-là. Ici pour déplorer leur faible mobilisation lors des marches républicaines. Là, pour dénoncer un « apartheid territorial, social, ethnique », comme Manuel Valls, ou appeler à « renforcer le sentiment d’appartenance à la République ». Les acteurs de terrain oscillent, eux, entre fatalisme et inquiétude. « Le chômage n’aide bien sûr pas à développer des politiques du vivre ensemble, soupire Gilles Leproust. La souffrance et la désespérance produisent du repli sur soi. »

« Si de plus en plus de gens se radicalisent, c’est aussi parce qu’ils se retrouvent dans une sorte de marginalité sociale, sans pouvoir trouver leur place », avance aussi Hassan Ben M’Barek, du collectif Banlieues Respects. Le risque est d’autant plus grand chez ceux qui connaissent déjà des parcours erratiques. « Le travail permet d’accéder à un logement, de vivre comme tout le monde, poursuit-il. Comment voulez-vous par exemple qu’un mec qui sorte de prison puisse se réinsérer sans emploi? »

La goutte d’eau des emplois d’avenir

Pourquoi un tel désastre? « La rénovation urbaine a été un échec total en matière d’emploi », lance Hassan Ben M’Barek. La Cour des comptes l’avait pointé dès 2012 dans un rapport sur la politique de la ville. Morceaux choisis: « Dans les zones urbaines sensibles, les résidents connaissent un taux de chômage de plus du double de la moyenne métropolitaine et la situation ne s’est pas améliorée ces dernières années » ; ou « les habitants des quartiers sensibles (…) constituent un exemple emblématique de [la] difficulté à orienter les instruments de la politique de l’emploi vers ceux qui en auraient le plus besoin. » La Cour regrettait aussi « une répartition des agences de Pôle emploi qui ne vise pas les quartiers populaires ». A Clichy-sous-Bois, la ville de Seine-Saint-Denis où avaient éclaté les émeutes de 2005, l’agence n’a ouvert que début 2014.

Les contrats aidés limitent la casse mais ne font pas de miracles. Derniers nés, les emplois d’avenir devaient profiter aux jeunes des zones prioritaires. Mais d’après la dernière étude du ministère du Travail, ils ne représentent que 16% des contrats. « Ca a pu faire baisser le chômage d’un point ou deux, mais une nouvelle promotion de jeunes sortis de formation est déjà arrivée depuis, pointe Gilles Leproust, le maire d’Allonnes. Et la rareté des contrats nourrit les divisions et les jalousies. Pour un que l’on sort du chômage, d’autres se sentent encore plus frustrés. » Evoquée en 2013, la piste d’un quota de jeunes des ZUS dans les emplois d’avenir des grandes entreprises publiques n’a jamais vu le jour.

Vidéo: Interview RT Interntional: Attentat Charlie Hebdo

 

Communiqué de presse du 10 janvier 2015

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La France est Charlie

Le Collectif Banlieue Respect et le Conseil des Démocrates Musulmans participeront à la  grande « marche républicaine » du 11 janvier 2015 pour rendre hommage aux 17 victimes tués par des terroristes.

Le Collectif Banlieue Respect et le Conseil des Démocrates Musulmans appellent tous les organisations musulmanes et les organisations de banlieue à se rassembler à 14H à la station de métro « Jacques Bonsergent » et à participer à cette grande marche républicaine.

Abderrahmane Dahmane
Ancien Conseiller de Nicolas Sarkozy
Président du Conseil des Démocrates Musulmans
Tél : 06 87 73 95 64

Hassan BEN M’BAREK
Président des Associations du Collectif Banlieues Respect
Tél : 06 29 56 15 64

Front des Banlieues Indépendant (FBI) structure opérationnelle et de "combat" des associations composant le Collectif Banlieues Respect.